L’examen préliminaire

 

 

 

Il vous faudra d’abord interroger le client pour connaître les raisons de son désir de renouvellement de lunettes. Deux cas se présentent en pratique :

·         Il peut s’agir simplement d’un désir de changement de monture ou de verres légèrement rayés, le client vous indiquant qu’il continue à voir parfaitement avec son ancien équipement. La conclusion s’impose alors : après vérification, vous devrez retrouver une formule de compensation proche de celle portée.

·         Le client éprouve certaines gênes avec sa compensation. Il faudra alors les faire préciser :

o        gênes en vision de loin ou en vision de près. S’il s’agit de gênes en vision de près demander au client si cela intervient après une lecture prolongée. Faire préciser depuis combien de temps ces gênes sont apparues.

§         dans le cas de gênes en vision de loin, on suspectera une augmentation de la myopie s’il s’agit d’un sujet non presbyte. Chez une personne âgée il ne faut pas oublier qu’une cataracte débutante se traduit souvent par une diminution de l’hypéropie ou une augmentation de la myopie qui se traduit par cette vision un peu floue au loin (il est évident dans ce cas que si l’examen de vue confirme cette évolution, il faut insister pour que le client consulte l’ophtalmo).

§         dans le cas de gênes en vision de près, il faut distinguer le cas du client :

·         non presbyte : en général cette gêne se produit après un temps de lecture assez long et dans ce cas on suspectera un astigmatisme imparfaitement compensé

·         presbyte : dans ce cas, l’addition n’est plus suffisante. S

 

o        gênes diffuses, le client a l’impression de ne pas voir aussi bien qu’il a pu voir. Dans ce cas on peut suspecter un astigmatisme non parfaitement compensé.

o        On peut aussi avoir des cas où le client signale que par moments après un travail prolongé, il a l’impression de voir les lignes se dédoubler ce qui l’oblige à arrêter la lecture. Dans ce genre de cas, il y a probablement un problème de vision binoculaire. On pourra faire l’examen de vue et dans ce cas on devra étudier la présence ou non de phories. Si on les met en évidence, il faudra renvoyer le client vers l’ophtalmologiste.

 

La seconde étape consiste à mesurer les acuités au loin : monoculaire, binoculaire puis la capacité de lecture au près en binoculaire en observant bien à quelle distance le sujet place le test de Parinaud 2.

Ces mesures sont importantes :

·         en vision de loin : vous devrez au moins obtenir ces valeurs après votre examen de vue ; s’il s’est plaint de moins bien voir au loin, cette valeur vous donne une idée de la sous compensation de la myopie

·         en vision de près pour le presbyte, s’il repousse le test un peu loin par rapport à une position normale, vous savez que son addition est insuffisante.

 

Si vous disposez de faces ± 0,25 et ± 0,50 : en vision de loin

·         si le client ne se plaint pas de sa vision de loin, placer en binoculaire le face +0,25 et voir si l’acuité chute. Si elle ne chute pas remplacer le +0,25 par le +0,50 et dans ce cas elle doit chuter. Grâce à ce test rapide,  vous saurez si le client porte les sphères les plus convexes sinon, vous pourrez les estimer.

 

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