recherche des sphères les plus convexes

 

 

Après avoir terminé l’équilibre bioculaire, vous enlevez le séparateur.

En binoculaire, vous relevez l’acuité du client.

Vous débrouillez de 0,25 d. Si l’acuité augmente (ce qui est presque toujours le cas puisque vous avez brouillé pour effectuer l’équilibre bioculaire). Vous débrouillez de nouveau de 0,25 d, vous reprenez cette opération jusqu’à obtenir l’acuité maximale. Attention surtout avec les sujets jeunes à ne pas trop débrouiller : dire l’acuité augmente cela signifie que le client lit au moins une ligne d’acuité supplémentaire sur le tableau (il ne faut pas se contenter d’une affirmation du type : « je vois mieux »).

 

 

 

 

 

 

 

contrôle de la vision binoculaire au loin

 

Si vous avez fait l’examen avec le réfracteur et un projecteur de test, vous pouvez choisir d’effectuer le test de stéréoscopie. Si le client a une bonne vision stéréoscopique, 3ème degré de la vision binoculaire, cela signifie qu’il n’a pas de problèmes de vision binoculaire.

Vous demandez au sujet de fixer le rond central.
« Combien de traits voyez-vous ? »

    Il faut s’assurer que le sujet fusionne bien les traits. Sur certains projecteurs, le test classique est construit pour que l’un des traits fusionne en avant et l’autre en arrière.  Dans certains cas, le sujet vous répondra qu’il voit trois traits: il n’arrive pas à fusionner vers l ’arrière. On peut néanmoins poursuivre.

Réponse attendue : « J’en vois deux (ou quatre sur le test Nidek) »

« Les traits vous paraissent-ils dans le même plan que le point ou plus près de vous, ou plus loin ? »
Réponse attendue : « Ils me paraissent en avant de l’écran »

    Le sujet a une vision stéréoscopique.

Test classique : Pour évaluer la qualité de cette vision stéréoscopique, vous vous déplacez et mettez votre main à environ 1,20 m de l’écran.
  «  Par rapport à ma main, les traits vous paraissent plus proches de vous ou plus près de l’écran? »

En déplaçant votre main, vous pouvez trouver la position du plan d’extériorisation.
S’il est à au moins 1 m de l’écran, la vision stéréoscopique est normale. Inutile de mesurer la distance avec un mètre, ce test ne permet pas un calcul de l’acuité stéréoscopique.

Test Nidek:
« Dites moi en donnant le petit symbole qu ’il y a au bout du trait dans quel ordre vous les voyez du plus proche de vous au plus près de l ’écran. »

Réponse attendue :
« Je vois d ’abord le triangle puis le carré, l ’étoile et le plus ».
Chercher comme avec le test classique à quel niveau il extériorise le trait qui a un carré à son extrémité.
Pour ce trait, la distance d ’extériorisation théorique est aussi de 1,20 m environ.
Si la réponse au test de vision stéréoscopique est celle attendue, il a le troisième degré de la vision binoculaire ce qui prouve que celle-ci est normale.

 Si le sujet a une vision stéréoscopique, il a nécessairement les deux premiers degrés de la vision binoculaire. Dans des cas très rares, si le sujet n’arrive pas à fusionner les traits, il faut alors étudier sa fusion (voir diaporama « étude de la vision binoculaire »)

 

 

Avec la lunette d’essai, on peut se contenter du test lumineux avec filtre rouge pour contrôler la fusion ou se passer de ce test si dans l’entretien le client n’a pas manifesté de gênes laissant suspecter un possible problème de vision binoculaire.

Le sujet porte ses compensations avec les sphères les plus convexes.
On projette le point lumineux sur l’écran ou on place le stylo lampe à 5 m.
On avertit le client:

« Je vais placer un filtre rouge devant votre œil droit, vous allez me dire ce que vous voyez au moment où je le place »
On utilise le filtre rouge à main et on le place devant l’œil droit.
Réponses possibles:

« Je vois un point rose (ou rouge ou blanc) »

Le sujet conserve la fusion malgré le dissociateur partiel que l’on a intercalé devant son œil droit.

« Je vois deux points un rouge et un blanc »

Le dissociateur faible suffit à briser le processus de fusion, celui-ci est donc fragile.
Chez certains sujets âgés, vous pourrez avoir une réponse du type:
« je vois deux points un rouge et un blanc, mais maintenant ils se rapprochent et je n’en vois plus qu’un rose »
Il est important de noter le temps que met le sujet à récupérer la fusion. S ’il est bref, sa fusion ne pose pas de gros problèmes.

 « Je vais maintenant mettre le filtre sur l’œil gauche et vous me direz de la même façon ce que vous voyez ».
Réponses possibles:

« Je vois un point rose, (ou rouge ou blanc) »

Conservation de la fusion malgré le dissociateur partiel sur l’œil gauche.

« Je vois deux points un rouge et un blanc »

Rupture de la fusion avec le dissociateur partiel, celle-ci est donc fragile.

 

L’examen de la vision de loin est terminé, vous notez la compensation la plus convexe donnant la meilleure acuité (sphère, cylindre). Si un problème de vision binoculaire a été constaté il est préférable d'orienter le client vers l'ophtalmologiste qui lui fera passer un examen auprès de son orthoptiste.

Retour page précédente