La vision humaine est un phénomène extrêmement complexe. Pour être performante, il faut un système optique permettant d'obtenir une image nette du monde sur la rétine, un dispositif de transformation de l'énergie lumineuse en influx nerveux, un système de traitement de l'information visuelle permettant de prendre conscience du monde. Mais il faut aussi un système musculaire permettant aux deux yeux de fixer le point regardé, système particulièrement complexe puisque en plus des muscles oculaires proprement dits, il met en jeu les muscles commandant le mouvement de la tête. Ajoutons encore que pour que l'œil reste en bon état de marche, il faut maintenir une humidification correcte de la cornée ce qui implique une bonne secrétion de larmes et un mouvement des paupières.

Ajoutons à cela que l'homme dispose de deux yeux et que ses deux yeux séparés par environ 64 mm ne donnent pas des images identiques du monde. Nous percevons pourtant un monde unique devant nous ce qui implique un processus cortical de fusion des deux images. Processus qui lorsqu'il fonctionne bien nous apporte une information supplémentaire: la stéréoscopie. Ces processus corticaux visuels, comme tous les processus corticaux, ne sont actuellement pas parfaitement connus mais on constate des progrès constants dans leur élucidation.

Pour pouvoir comprendre ce mécanisme complexe, il faut d'abord connaître "le matériel". Dans cette première partie nous nous intéresserons donc à l'anatomie et à la physiologie des différents composants du système visuel. Nous signalerons aussi certains problèmes pouvant survenir qui doivent être connus par un opticien pour pouvoir informer ses clients.

Ce cours doit beaucoup aux ouvrages suivants :

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